Nos réflexions
Nous vous partageons quelques indications sur le texte hébreu et quelques questions qui nous ont aidé à actualiser et approfondir les psaumes, notamment le psaume 91.
1) Le verbe hébreu qui correspond à « habiter » est le verbe yashav. Il peut se traduire par « rester » ou « demeurer ». Cela n’est pas sans faire écho aux paroles de Jésus en Jean 15.5 : « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là portera du fruit en abondance car, en dehors de moi vous ne pouvez rien faire ».
2) Le terme hébreu qui correspond à l’expression « là où se cache » est le terme setèr. Il a un sens très riche et peut être autant traduit par « cachette » que par « secret » ou « abri » voir « protection » dans le texte grec. Nous pouvons nous rappeler les paroles de Jésus en Matthieu 6.6 « Pour toi, quand tu veux prier, entre dans ta chambre la plus retirée, verrouille ta porte et adresse ta prière à ton Père qui est dans le secret ».
3) Le verset 3 parle du filet du chasseur, mais on peut aussi traduire par « le filet de l’oiseleur ». L’image est étonnante car face à celui qui est décrit comme chassant les oiseaux, le rédacteur décrit Dieu alors comme un oiseau. On constate un jeu sur deux plans. D’abord le contraste entre le filet qui enferme et l’aile de l’oiseau qui symbolise la capacité de voler et donc la liberté. Ensuite le jeu entre le fort qu’est le chasseur et le faible qu’est l’oiseau. Cela fait écho avec les propos de Paul en 2Co 12.10 : « Car lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort ».
Quelles sont ces craintes, ces flèches, ces pestes et ces fléaux du monde qui de nos jours nous effraient à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit ? Comment Dieu peut nous aider à vivre libre malgré elles ?
L’église est-elle pour nous aujourd’hui un abri réel ou une illusion d’abri ?
L’église contribue-t-elle aujourd’hui à nous rendre plus libre en Dieu, ou bien nous enferme-t-elle dans une sécurité illusoire ?