Charlotte, pasteure à Angers-Cholet

Le pasteur STÜCKER a interviewé Charlotte MIJEON qui a prit ses fonctions en tant que pasteure proposante le 1er juillet 2026.

C’est une grande joie pour notre communauté de Rennes : Charlotte Mijeon a été appelée pour être pasteure-proposante dans l’Eglise Protestante Unie de Angers-Cholet !
Membre de notre Eglise de Rennes, prédicatrice, membre du conseil presbytéral et engagée dans « Église Verte » et toutes les questions spirituelles autour de l’écologie, l’environnement et le social, elle a cheminé quelques années à nos côtés.
Nous l’avons rencontré avant son départ et l’entrée dans le ministère, cette étape importante dans sa vie.

Portrait de Charlotte MIJEON

Crédit: Charlotte MIJEON

Comment t’es venu le désir de faire des études de théologie et de t’engager dans le ministère de pasteure ?

 

C’est une longue histoire ! Je viens d’un milieu athée, mais depuis mon adolescence, j’étais animée par des questionnements existentiels et une recherche spirituelle qui m’ont amenée à découvrir les textes des grandes religions. Au terme d’un long cheminement où la communauté de Taizé a joué un rôle important, j’ai enfin fini par demander le baptême en 2016. Rapidement, j’ai senti que ce n’était qu’un point de départ, qu’il fallait que je continue à approfondir plus. Une pasteure m’a mis le livret de l’Institut Protestant de Théologie entre les mains et encouragée à m’inscrire en enseignement à distance. En parallèle, lors de séjours à Taizé, j’ai commencé à entendre des personnes me dire « toi, je te verrais bien pasteure ! ». Je n’osais pas me projeter, mais à l’occasion d’un bilan de compétence, j’ai réalisé que c’était vraiment le chemin que je voulais suivre. Accompagner les personnes dans ce qu’elles traversent, partager des trésors découverts dans les textes bibliques qui aident à vivre et regarder le monde autrement, cela faisait sens pour moi. Pendant plusieurs années, j’ai poursuivi les études en parallèle d’un travail à temps très plein que j’avais du mal à lâcher… mais à Pâques 2022, l’élan m’a été donné pour sauter le pas et me consacrer enfin à plein temps aux études.

 

En quoi consiste ton parcours en faculté de théologie ?

 

Pendant le cursus à l’Institut Protestant de Théologie, on étudie bien sûr l’Ancien et le Nouveau Testament, en apprenant aussi le grec et l’hébreu et les méthodes d’exégèse, mais aussi beaucoup d’histoire pour remettre les textes dans leur contexte, comprendre l’émergence de la Réforme, les évolutions du christianisme. Nous avons aussi des cours d’anthropologie religieuse, de sciences des religions, de réflexions sur les pratiques liturgiques… En ce qui me concerne, j’ai particulièrement apprécié la philosophie, l’éthique et la dogmatique ( la réflexion sur ce en quoi l’on croit). 

 

Dès la 3e et la 4 e année, on nous invite à nous spécialiser plus et à fréquenter aussi les facultés catholiques et orthodoxes. Ayant toujours été préoccupée par les questions environnementales, j’ai choisi des cours qui m’aidaient à penser théologiquement et spirituellement la crise écologique, sujet auquel j’ai consacré mon mémoire de recherche. Je termine maintenant ma cinquième année, lors de laquelle j’alterne entre un stage à la paroisse de Laval et une semaine de reprise par mois à la faculté avec les autres stagiaires.

 

Comment devient-on pasteure de l’Eglise Protestante Unie ?

 

En parallèle du cursus universitaire, il y a un processus de discernement ecclésial. À partir de la troisième année de licence, nous rencontrons chaque année la Commission des Ministères, l’organe de notre Église chargé de suivre les personnes qui souhaitent devenir pasteures. C’est elle qui donne son aval – ou non… – pour l’entrée en quatrième année, puis l’entrée en stage, et enfin l’entrée en proposanat, ces deux premières années d’exercice en paroisse qui constituent une forme de période d’essai. Une paroisse est ensuite proposée à la personne. À l’issue du proposanat, si tout s’est bien passé, celle-ci peut enfin être confirmée dans son ministère et inscrite au rôle.

 

Le premier juillet, tu es entré dans le ministère en tant que pasteure proposante à Angers-Cholet. Avec quelle joie, quelle espérance mais aussi quelles questions abordes-tu le ministère de pasteure ?

 

J’ai bien sûr quelques appréhensions. Angers-Cholet est une paroisse de taille importante, avec près de 400 foyers et deux lieux de culte différents. Je sais que je ne vais pas manquer de travail, et qu’il faudra que je m’organise bien pour préserver ma vie personnelle et que mon compagnon puisse aussi s’y retrouver. Mais après toutes ces années d’études, je me réjouis que les choses deviennent enfin concrètes. Lors de mon stage à Laval, à une petite échelle, j’ai eu l’occasion de prêcher, de célébrer, d’accompagner des personnes sur leur chemin de foi, et j’y ai vraiment trouvé de la joie. Maintenant, je pourrai m’y consacrer à temps plein. À Angers-Cholet, je perçois déjà une paroisse vivante, dotée d’une vie communautaire importante et bien organisée. Et même si je pressens que les premiers mois seront intenses, j’ai confiance que les forces me seront données par Celui qui m’a mis sur ce chemin…

Charlotte,
Nous te souhaitons beaucoup de bonheurs et de richesses dans tous les services et les rencontres qui vont s’ouvrir à toi dans le ministère.
Il est fidèle, Celui qui marche avec toi.
Nos pensées et nos prières t’accompagnent, toi et Samuel, dans cette nouvelle vie.
Que Dieu te bénisse et te garde.

Frères et Sœurs de Rennes !
Portons dans notre prière Charlotte dans son ministère.
Rendons grâce à Dieu pour le chemin parcouru avec nous à Rennes.
Réjouissons-nous avec la communauté d’Angers-Cholet qui l’accueille.
Soyons reconnaissant pour les ministères que Dieu donne à son Eglise.Louons Dieu !

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