Dans la tradition juive, l’Égypte (Mitzraïm) représente l’étroitesse (la racine hébraïque signifie « étroit », « oppressé »). Quelles sont mes « Égyptes » actuelles ? (ex : une habitude, une relation toxique, une peur, un doute, une obligation sociale qui m’étouffe…) Qu’est-ce qui, dans ma vie, me retient en esclavage ? Ou une autre question : dans ma vie spirituelle, est-ce que j’attends un « signe » pour agir, ou est-ce que je fais le premier pas (prière, engagement, pardon…) pour que Dieu agisse ? En effet, la mer ne s’est divisée que quand les Hébreux ont osé avancer.
Pour ma part, ce texte m’a permis de relire mon rapport aux réseaux sociaux, trop présents, et à un temps d’écran quotidien totalement délirant. De quoi suis-je esclave aujourd’hui ? Quels sont les efforts à faire pour être libre ? À l’image des Hébreux, qui ont traversé la mer. C’est un synonyme de danger, de mort, un endroit peu agréable, mais c’est pourtant le prix pour se libérer de l’esclavage. À quoi suis-je prête pour baisser mon temps d’écran ? Ce n’est pas confortable. Mon « doudou numérique » me rassure, mais m’accapare beaucoup d’attention que mes enfants méritent amplement. Alors, il faut marcher, à petits pas, sans reculer. En se questionnant, mais il faut avancer pour être libre. Le samedi midi, nous sommes réunis autour d’un pique-nique avec vue sur le Mont-Saint-Michel. Après un temps calme, de sieste, de lecture ou un tour de braderie à Avranches, nous nous sommes retrouvés après le goûter pour un temps de travail commun sur le même thème : Pourquoi observons-nous un manque d’engagement dans notre église ? Comment motiver les personnes à s’engager tout en respectant leur liberté ?