Prédication
Oui, Jésus nous surprend…
On pourrait croire qu’il nous faut nous faire propre, bien coiffé, bien habillé et faire des tas de choses compliquées et difficiles pour être digne d’accueillir Jésus, pour être parmi ceux qui marchent avec lui.
On pourrait croire que Dieu est inaccessible.
Alors qu’il suffit, comme le dit Jésus, de savoir donner un verre d’eau fraiche.
Et cette semaine, nous avons compris qu’un simple verre d’eau fraîche peut donner tant de plaisir.
Mais pour pouvoir tendre un verre d’eau fraîche : il faut avoir pensé à avoir mis la carafe d’eau au réfrigérateur, pensé au verre et être disponible pour tendre ce verre.
Et puis, il faut penser à l’autre. Celui ou celle qui frappera à ma porte. Ne pas se laisser surprendre par celui qui vient.
En pensant à lui, pensez à Jésus…
Aujourd’hui quand je pense à Jésus, je me dis souvent que mon rêve serait de voyager dans le temps, 2000 ans en arrière et de me trouver parmi ses amis à son époque.
Le voir de mes yeux, entendre sa voix, ce serait sûrement extraordinaire.
Et puisqu’on est dans le rêve, restons-y ; j’aimerais aussi le voir après sa résurrection. Peut-être que moi je l’aurais reconnu du premier coup ? Parce que ses compagnons, eux, ont mis du temps à comprendre ce qui arrivait.
Il y en a deux qui ont marché avec lui sur la route de Jérusalem à Emmaüs. Ils l’ont d’abord pris pour un étranger. Et il y a ceux qui l’ont vu au bord du lac de Tibériade, où ils pêchaient. Ils ne l’ont pas reconnu tout de suite.
Cela n’a pas dû être facile pour eux de comprendre. C’était tellement nouveau, tellement incroyable ! Car Jésus était vivant, mais d’une autre manière. Oui, c’était bien lui ! Ce n’était ni un fantôme, ni un rêve puisqu’il mangeait avec eux. Mais il est différent. Il leur fallait apprendre à le regarder avec des yeux neufs.
Alors ils ont appris à le faire, jusqu’au moment où ils n’ont plus eu besoin de le voir. Ils étaient sûrs et certains que Jésus était sorti pour toujours de la mort.
Oui, je pense que Dieu lui a donné une autre forme de vie qui dépasse les frontières du temps et de l’espace. C’était impossible à imaginer, cela dépasse notre intelligence et il m’arrive de douter. Mais il y a d’autres moments, où je suis sûre que c’est vrai, que Jésus est présent dans ma vie à moi, comme dans la vôtre.
Un jour, avant de mourir sur la croix, Jésus a partagé un repas avec ses amis. C’était un repas d’adieu mais aussi un repas de fête.
Pendant ce repas, Jésus prit du pain, il a remercié Dieu, il a partagé le pain et l’a donné à ses amis, et il a dit : « Prenez et mangez de ce pain, c’est le signe que vous êtes mes amis pour toujours ».
A la fin du repas, il a pris la coupe de vin et il l’a donnée à ses amis pour que chacun en boive, et Jésus a dit : « Buvez-en tous, c’est le vin de la fête et de la joie que je vous donne pour toujours. »
Durant l’été, que vous partiez ou que vous restiez, que vous soyez bien entouré de familles ou d’amis ou que vous soyez seul : Que cette pensée vous traverse l’esprit au moment de prendre un repas.
Il est là, le ressuscité, au milieu des rires et des effusions des repas de fêtes.
Il est là, le ressuscité, présence au côté de nos solitudes.
Il est là, dans le repas qui poursuit ce culte.
Il marche avec nous dans la balade qui poursuit ce repas. (Proposée par le groupe « Eglise Verte » de notre communauté)
N’oubliez jamais : il est là, le vivant.