La Pasteure Claire OBERKAMPF sur RCF Bretagne

La Pasteure Claire OBERKAMPF était dans les locaux de RCF Bretagne récemment, pour répondre aux questions de la journaliste Alice LÉTONDOT. 

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Retranscription textuelle

Alice LÉTONDOT :

Bonjour à tous et bienvenue dans votre journal d’actualité chrétienne en Ille-et-Vilaine, au programme de cette édition : en septembre, la Pasteure Claire OBERKAMPF a pris ses fonctions de pasteure missionnaire à Rennes, boulevard de la Liberté.

Elle est à notre micro et reviendra avec nous sur son parcours et son cheminement de foi.

La Pasteure Claire OBERKAMPF a pris ses fonctions de pasteure missionnaire à Rennes, boulevard de la liberté, un poste laissé vacant depuis le départ de la Pasteure Zohra MOKRI pour Brest.

Claire OBERKAMPF, bonjour !  Alors déjà, comment vous êtes arrivée à Rennes ? Est-ce que vous connaissiez la ville, le territoire, auparavant ?

 

Pasteure Claire OBERKAMPF :

Alors, je n’avais jamais mis les pieds à Rennes avant d’arriver au mois de septembre, mais j’en avais beaucoup entendu parler en bien et on m’avait dit « Rennes, c’est une ville très vivante très militante » (ce qui me plaît bien aussi). J’aime bien les gens qui sont engagés dans des combats, et puis on m’a dit aussi que la paroisse était chouette et puis moi j’avais envie avec mon mari d’être pas trop loin de l’océan. Donc cela nous allait bien.

 

A.L. :

Et donc, depuis septembre, vous vous y sentez bien, on imagine. Quelles sont vos missions au quotidien ?

 

P.C.O. :

Alors, je viens d’arriver tout juste depuis le mois de septembre, après mon congé maternité. Donc j’ai commencé le 4 septembre au boulevard de la Liberté, effectivement. Il faut savoir que la paroisse, avant mon arrivée, a fait une assemblée générale extraordinaire pour être sûrs que toute la paroisse avait envie que quelqu’un comme moi vienne. Une missionnaire.

On a créé une équipe de 10 personnes qui m’accompagne et c’est pour cela, qu’en ce moment, je suis encore dans le temps de l’écoute pour préparer les enjeux de cette mission-là et vers où on va.

On a déjà fait une retraite fondatrice dans les locaux du Chemin Neuf, à Avranches dans la Manche.

Voilà pour fixer un petit peu le cap, je vais spoiler un peu. On a envie de créer un lieu de rencontre sur la rue qui soit en même temps une chapelle, un bar et un lieu de rencontre culturel. En périphérie de Rennes, donc loin du Temple. Le Temple étant vraiment en centre-ville.

Pourquoi ? Parce qu’on a envie de pouvoir être accessible, enfin que l’Évangile puisse être annoncé à des personnes qui ne sont pas forcément en centre-ville.

 

A.L. :

Et sur les projets qui sont sur le feu, on va y revenir un petit peu après, mais j’aimerais revenir un peu sur vous et votre foi, avant cela. Racontez-nous un peu votre parcours. Vous êtes issue d’une famille protestante.

 

P.C.O. :

Tout à fait, je suis fille de pasteur. Je suis née dans l’Église Réformée de France à l’origine, avant de devenir l’Église Protestante Unie de France qui est l’union des luthériens et des réformés.

J’ai donc grandi dans les paroisses, dans les presbytères, et je suis issue d’une famille de cinq filles, la dernière.

 

A.L. :

Donc une fratrie qui porte, aussi ?

 

P.C.O. :

Tout à fait. J’étais très heureuse d’être dans une famille nombreuse avec tous les défis que cela représentait, parce que c’est vrai que j’habitais dans les paroisses, donc parfois la vie familiale et la vie de paroisse peuvent se mélanger, mais c’était plus une richesse qu’autre chose.

 

A.L. :

Vous jouez d’un instrument de musique, le violon, depuis l’âge de huit ans. Cela fait quand même pas mal de temps. Vous avez accompagné le culte avec cet instrument. C’était aussi important pour vous, dans votre foi, d’accompagner la liturgie avec cet instrument ?

 

P.C.O. :

Exactement. C’est vraiment un fil rouge sur toute ma vie. En fait, si je suis là aujourd’hui en tant que pasteure et que d’ailleurs j’ai un projet autour de la musique aussi, c’est parce qu’on m’a fait confiance quand j’avais 8 ans.

On m’a dit : « tu peux accompagner le culte » et donc j’ai joué avec une vieille paroissienne de 90 ans qui s’appelait Odette, et aujourd’hui, j’essaie de retransmettre cela en donnant de la place aussi aux enfants et aux adolescents pour accompagner le culte musicalement.

Je crois que c’est absolument fondamental dans nos églises de laisser de la place pour les enfants et les adolescents pour animer nos célébrations.

 

A.L. :

Vous avez fait du scoutisme unioniste. Qu’est-ce que ça vous a appris, cette partie de votre vie dans le scoutisme ?

 

P.C.O. :

Alors, pareil, le scoutisme, c’est là où j’ai forgé ma foi. Une foi ancrée dans le réel parce que quand on est enfant et qu’on a froid, et qu’on dort sous la tente, et qu’on essaie de s’en sortir dans des situations pas toujours faciles, et bien, la parole de l’Évangile touche plus au cœur que quand c’est juste au caté ou à l’école publique. Et puis surtout, c’est ma conscience citoyenne et écologique qui s’est développée grâce au scoutisme.

 

A.L. :

À quel moment vous vous êtes dit : « je veux devenir pasteure » ? Est-ce qu’on se pose déjà cette question ? À quel moment, vous avez choisi cette vocation ? Après quel cheminement ou expérience vécue ? En fait, est-ce que c’était une vocation en pointillés ou est-ce que cela s’est fait progressivement ?

 

P.C.O. :

Alors, déjà, j’aimais beaucoup la philosophie. Puis, comme toujours, j’ai une période dans ma vie où je n’avais plus trop la foi comme beaucoup de personnes, je veux dire. Au moment de l’adolescence, j’ai pris mes distances, puis vers 18 ans, j’ai commencé à critiquer les sermons de mon père qui était pasteur. On n’était pas du tout sur la même ligne, en tout cas politiquement. Et puis, petit à petit, cela m’a un peu titillé. Je me suis dit : “Tiens, moi aussi, j’aimerais bien quand même avoir la parole. »

 

A.L. :

Donc, un rejet et une réappropriation finalement ?

 

P.C.O. :

Un petit peu, mais aussi j’ai vu un DVD qui s’appelle : « Pasteur, pourquoi pas toi ? » qui m’a marquée et… Pourquoi je dis cela ? Parce qu’en fait, c’étaient des pasteurs et d’autres qui témoignaient de leur vie de pasteur et c’est là où le rôle du témoin est fondamental pour transmettre des idées et des envies. Après, cela s’est développé. J’ai mis du temps à trouver ma place dans l’Église, ma juste place, puisqu’au début, je pensais vouloir être pasteure de paroisse et puis finalement, ce n’est pas mon appel. Moi, je suis vraiment pasteure missionnaire, alors, je développerai peut-être plus tard ce que cela signifie, mais il y a plein de places à prendre dans l’Église, je crois, et pas que celle de pasteur de paroisse ; et on est en plein dans ces questionnements-là dans l’Église Protestante Unie de France.

 

A.L. :

Et justement, est-ce que vous pouvez nous dire, ce que c’est qu’être pasteur missionnaire ?

 

P.C.O. :

Depuis 10 ans, notre Église est passée d’une Église de tradition à une Église de conviction.

On s’appelle Église Protestante Unie de France avec le sous-titre « Église de témoins ». Cela vient d’une analyse que notre société évolue fortement et très rapidement depuis la Seconde Guerre Mondiale, et donc, on n’a plus les mêmes personnes qui viennent dans nos églises.

Avant, c’étaient des familles de protestants de père en fils, de mère en fille qui se réunissaient, qui revenaient et cela tournait. Voilà, on baptisait les enfants de Schlumberger, d’Oberkampf, justement.

Mais maintenant, nos églises sont de plus en plus diverses et remplies de personnes qui viennent d’ailleurs géographiquement, et surtout de personnes qui n’ont aucun lien avec l’Église, voire aucune connaissance du fait religieux, de la Bible, de la culture chrétienne.

Et forts de ce constat, comment on parle à ces personnes-là ? Comment l’Évangile peut être annoncé à ces personnes qui arrivent et qui sont sur les bancs de nos églises ?

C’est pour cela que l’Église a décidé depuis maintenant plus de 10 ans de développer des postes différents et notamment ces fameux postes missionnaires. Dans un poste missionnaire, l’enjeu est essentiellement de s’adresser aux personnes qui viennent pour la première fois, aux personnes qui n’ont aucune connaissance du Christianisme.

 

A.L. :

D’où finalement, peut-être, le projet dont vous parliez au début d’interview, d’aller à la rencontre dans la rue ?

 

P.C.O. :

On ne fait pas de prosélytisme. On est sur des enjeux du témoignage joyeux de notre foi au quotidien, simplement. Vous n’allez pas nous voir sur les marchés, a priori, en train de distribuer des tracts ou de dire : « convertissez-vous ». Mais on a envie de prendre notre place, notre part avec la théologie qui est la nôtre et ce qui est très important, c’est qu’on veut laisser la personne libre de cheminer avec sa foi, avec sa conscience et donc c’est plus de l’ordre de la rencontre interpersonnelle. Et c’est aussi dans l’accueil que cela se joue.

Dans ma mission, il y a quand même tout un volet aussi au niveau de la paroisse de Rennes puisque l’enjeu est que toutes les personnes qui le souhaitent dans notre paroisse puissent prendre en main cette dynamique missionnaire et y entrer. Donc, ce n’est pas juste moi avec mon équipe qui va créer un projet.

C’est toute la paroisse de Rennes qui rentre dans cette dynamique missionnaire et avec laquelle on va essayer, non seulement, d’être plus accueillant à Rennes et de faire église autrement, mais aussi d’aller ailleurs et de sortir des murs.

 

A.L. :

Avec une petite équipe, vous avez organisé ces trois dernières années des cultes artistiques sur tout le territoire français. Est-ce que vous pouvez nous en parler ? Quel est le concept concrètement ?

 

P.C.O. :

Alors voilà, justement, le culte artistique, c’est un culte autrement. C’est-à-dire que c’est un culte qui sort du schéma classique. Donc, on n’a plus la liturgie classique prévue du culte du dimanche matin qui est relativement proche de celle de la messe, à l’origine.

Mais là, c’est un culte pensé pour quelqu’un qui vient pour la première fois, donc avec une adaptation du langage. C’est un culte, où on utilise les différents types d’arts, notamment le langage poétique, et puis c’est un culte où on fait intervenir des musiciens professionnels, chrétiens, classiques ou jazz.

Donc, je suis allée dans toute la France effectivement comme chargée de mission pendant trois ans pour accompagner les paroisses à rentrer dans cette dynamique-là et à savoir comment communiquer de façon, à grande échelle aussi, pour faire connaître leur paroisse.

Comment on accueille ? Comment on fait une liturgie qui parle à tous, et cetera ? Donc c’est un gros accompagnement et cela, je l’ai fait en étant équipière de Crescendo France, qui est la partie musique d’Agapé France, une association qui n’est pas une Église, mais qui met en lien plusieurs Églises protestantes pour différents projets.

 

A.L. :

Qu’est-ce que cette expérience vous a permis de découvrir, de comprendre, sur la diversité de notre Église et les défis ou freins à l’évangélisation ?

 

P.C.O. :

J’ai eu la chance immense d’aller voir différents terrains. Sachant que ce projet avait d’abord vocation à s’adresser aux paroisses en grande difficulté, voire en survie. On en a quelques-unes en milieu rural notamment, mais pas que…

J’ai pu voir un petit peu des parallèles, enfin des freins communs. Je dirais, la première chose, c’est peut-être les locaux. Quand quelqu’un arrive et qu’il trouve une église pas chauffée, froide avec une peinture défraîchie et quelqu’un qui ne lui dit pas bonjour… Tout cela, c’est un frein.

Évidemment, tout se joue dans l’accueil. Vraiment, ce qui donne envie à quelqu’un de revenir dans une église, à 80%, c’est d’être accueilli chaleureusement dans des locaux propres, avec un sourire.

Alors, il n’y a pas que cela, mais quand même, cela joue énormément. Et qu’on s’intéresse à cette personne, qu’on ne reste pas entre nous, entre habitués…

 

A.L. :

Et pour revenir un petit peu sur votre vie personnelle, votre mari François vient du Sénégal et il vous accompagne désormais dans cette mission. Vous partagez la foi protestante ensemble.

En quoi votre vie de couple, votre projet commun, est une richesse pour votre mission de pasteure, Claire OBERKAMPF ?

 

P.C.O. :

François a un parcours très particulier aussi puisqu’il est né au Sénégal. Il a grandi jusqu’à 25 ans au Sénégal, d’une famille catholique fervente. Dernier de sa famille aussi, comme moi. Et puis, il est devenu moine pendant 4 ans et puis, il a cheminé. Il est arrivé en France. Il a quitté le monastère avec peut-être une vocation de prêtre, puis finalement, il voulait se marier, avoir des enfants et est devenu protestant par conviction théologique. On s’est mariés récemment, il y a un an et demi, et on a eu notre bébé.

Il m’accompagne personnellement en me donnant beaucoup de conseils parce que c’est quelqu’un de très sage, de par ses quatre années de monastère, on le sent très ancré spirituellement dans sa foi chrétienne et donc s’il n’était pas là, je ne pourrais pas faire tout ce que je fais aujourd’hui. Il a sa vie à côté. Il n’est pas en mission avec moi.

 

A.L. :

Vous êtes également maman depuis peu, vous venez de nous le dire. Quel est le défi d’être à la fois maman et pasteure ?

 

P.C.O. :

C’est une vraie richesse pour moi, parce qu’avant, tout ce que j’avais fait dans l’Église, je n’étais pas maman et cela change beaucoup de choses.

Déjà, cela m’aide à mettre des limites entre la vie de la paroisse, l’enjeu de ma mission et ma vie personnelle, et donc d’avoir un équilibre qui me semble sain. Cela me donne beaucoup d’amour, forcément, c’est un petit bébé et puis cela permet aussi, je crois d’être plus en lien avec le réel des personnes qui vivent cela : des jeunes mamans, des jeunes papas, des jeunes parents.

Donc tout de suite, je suis attentive : est-ce qu’il y a une table à langer dans l’église ? Comment on accueille les parents ? Comment on s’arrange pour que les parents qui ont des tout petits bébés puissent venir au culte ? Qu’est-ce qu’on met en place pour cela ? Quelle place on donne à nos enfants et aux bébés dans nos églises ?

Ce sont des grandes questions très importantes, je pense, surtout dans nos assemblées qui sont parfois vieillissantes.

 

A.L. :

Sur votre mission actuelle, quel lien vous entretenez avec les Catholiques ou autres branches chrétiennes, ou même les autres religions sur le territoire ? Est-ce qu’il y a un fil rouge que vous voulez donner ? Un dialogue un petit peu interreligieux que vous voulez aussi porter dans vos missions ?

 

P.C.O. :

On a un groupe œcuménique à Rennes qui se réunit régulièrement et donc mon collègue, le Pasteur Hervé STÜCKER, qui est aussi à la paroisse, qui a un poste de pasteur classique, en fait partie. Moi, j’y suis aussi de temps en temps là-bas. Il y a aussi la pastorale rennaise avec les pasteurs évangéliques qui se réunit deux fois par mois.

On a des projets. Déjà, évidemment, la semaine pour l’unité des Chrétiens qui arrive au mois de janvier. Il y a des enjeux missionnaires qui pourraient être communs aux Catholiques, aux évangéliques, aux Orthodoxes, bien évidemment, et je serais ravie d’en parler, d’ailleurs, sur cette antenne. Je lance un appel : pourquoi ne pas faire un plateau avec des diacres ou des prêtres ou des laïcs catholiques ?

 

A.L. :

L’appel est lancé. Qu’est-ce que vous avez envie d’insuffler ? Vous en avez déjà un petit peu parlé, mais à la paroisse de Rennes, dans votre nouvelle mission, quels projets sont sur le feu ?

 

P.C.O. :

Il va y avoir un gros chantier pour accompagner les personnes à oser dire leur foi, à témoigner de leur foi. Ce n’est pas toujours évident.

On est, dans notre tradition protestante réformée, encore assez pudique. La foi est quelque chose de l’ordre de l’intime et donc on n’ose pas toujours, même à ses propres enfants, même à ses propres petits-enfants, dire sa foi. Et c’est vraiment dommage parce que c’est un trésor qui se perd. Donc peut-être déjà organiser des formations aux témoignages que je peux animer, et puis on va organiser des parcours Alpha. C’est quelque chose qui est œcuménique, qui se développe bien et qui marche bien pour accueillir les nouvelles personnes.

 

A.L. :

Parcours Alpha qui existent déjà à Rennes, on le rappelle.

 

P.C.O. :

Tout à fait. Il faut savoir aussi que j’accompagne un groupe de jeunes de 18 à 35 ans qui s’appelle « Soif de Sens », et on accueille très régulièrement des jeunes étudiants issus de familles athées, voire anticléricales qui ont une soif de sens, une soif d’avancer dans la foi chrétienne personnelle et vierges de tout héritage chrétien. Et donc les enjeux aussi : que faire avec ce groupe ? Comment les accompagner ? Et, pourquoi pas, comment les faire rentrer eux aussi dans cette dynamique missionnaire ?

 

A.L. :

Un verset de la Bible que vous affectionnez particulièrement, Claire OBERKAMPF ? Vous en avez choisi un pour nous, pour nos auditeurs, surtout. Est-ce que vous pourriez revenir dessus ; et pourquoi ce choix ?

 

P.C.O. :

C’est le verset dans le Livre des Juges, chapitre 6 verset 14 : « Va avec la force que tu as. Va, c’est moi qui t’envoie. Je serai avec toi ».

Donc dans l’Ancien Testament c’est l’Éternel qui parle à Gédéon, qui envoie Gédéon en mission et Gédéon se sent tout petit, beaucoup trop petit pour accomplir la tâche qui lui est donnée parce que c’est le plus jeune de son clan, c’est le plus petit clan, et c’est un thème qu’on retrouve beaucoup dans la Bible avec Moïse qui bégaye, avec Abraham qui est un vieillard, qui est envoyé.

Finalement, Dieu ne choisit jamais les plus forts (rarement en tout cas) dans les Écritures, et cela me parle, parce que je suis la dernière de ma famille aussi. Je suis jeune. L’une des plus jeunes pasteurs de la Région Ouest.

Donc parfois je peux me sentir pas toujours à la hauteur, et on est beaucoup dans l’Église, je crois, à ne pas se sentir à la hauteur (ou légitime) pour parler de sa foi, alors que Dieu est avec nous. Voilà, c’est ça que cela nous dit, c’est que la force tu l’as, c’est lui qui t’envoie, donc vas-y : tu peux y arriver.

 

A.L. :

On terminera sur ces mots, ne pas compter que sur ses propres forces parce qu’on est bien petit tout seul.

En septembre, on le rappelle, la Pasteure Claire OBERKAMPF a pris ses fonctions de pasteure missionnaire à Rennes, boulevard de la Liberté.

Merci d’être passé au micro de RCF en Bretagne.

 

P.C.O. :

Merci à vous.

Interview de Claire OBERKAMPF pour l’émission « Vitamine C » sur RCF le 22 novembre 2024.

 

Retranscription textuelle : Fanny DELAPLACE

Corrections : Lilian BRAYAT

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