+ d'infos
- Site internet de la MAF France.
- Instagram MAF France
- Facebook MAF France
Crédit: Rémy HUBSCHER
Du 23 avril au 3 mai 2025, j’ai eu la chance de partir pour Madagascar pour découvrir la MAF (Mission Aviation Fellowship). J’y allais avec curiosité… j’en suis revenu profondément bousculé.
Tout a commencé par un voyage un peu chaotique depuis Rennes, avec une escale à Nairobi et quelques imprévus. Rien d’exceptionnel en soi, mais déjà une première expérience de lâcher-prise. À l’arrivée à Antananarivo, en pleine nuit, je découvre un autre monde : moins organisé, plus brut, mais aussi très vivant.
Très vite, nous entrons dans le cœur du sujet : la MAF. Une organisation chrétienne qui utilise des avions pour relier des zones totalement isolées. Là où, en voiture, il faudrait plusieurs jours et comporte des risques importants, un avion permet de rejoindre un village en une heure.
Et ce n’est pas du confort. C’est souvent vital.
Un des moments les plus marquants a été la visite de Mercy Ships. Nous avons rejoint Toamasina en avion, avant de monter à bord de ce navire-hôpital impressionnant. À l’intérieur, tout est organisé pour opérer, soigner, accompagner. Mais ce qui m’a le plus touché, ce n’est pas la technique. C’est l’amour.
Des bénévoles venus du monde entier, des patients accueillis avec dignité… et des histoires bouleversantes.
Le lendemain, j’ai eu l’opportunité de participer à une tournée de livraison de vaccins avec un pilote de la MAF. Réveil très tôt, préparation de l’avion, chargement des glacières. Et puis décollage.
Ce que j’ai vécu ce jour-là est difficile à oublier. Nous avons enchaîné les pistes : sable, herbe, petits terrains isolés. À chaque fois, quelques minutes au sol, le temps de livrer les vaccins, parfois de déposer ou récupérer un médecin, puis repartir.
Ces vaccins doivent rester au frais. Sans l’avion, ils n’arrivent pas. C’est aussi simple que ça.
À plusieurs reprises, je me suis dit : voilà à quoi sert concrètement l’aviation.
Ce voyage a aussi été marqué par des contrastes très forts. La beauté incroyable des paysages… et en même temps une pauvreté que je n’avais jamais vraiment touchée d’aussi près.
Je repense notamment à certaines rencontres, ou à ces villages où les possibilités semblent inexistantes. Ça remet beaucoup de choses en perspective.
Au milieu de tout cela, il y a aussi eu des temps d’église, des repas partagés, des moments simples avec des familles missionnaires. Une foi vécue au quotidien, sans artifices. Ça m’a profondément encouragé.
Ce voyage résonne particulièrement avec mon parcours actuel. Aujourd’hui, je suis instructeur à Rennes, impliqué dans plusieurs structures (Rennes Air Club, AirSkol, Aéroclub de la Mayenne), et engagé dans le développement de la base AéroPy.
En parallèle, je poursuis ma formation avec l’ATPL théorique, dans une démarche de reconversion vers le métier de pilote professionnel.
Mais derrière ce projet, il y a une question plus profonde :
Comment mettre ce métier au service de quelque chose qui a du sens ?
La MAF fait partie des pistes que je continue d’explorer. Les besoins sont réels, notamment en Papouasie-Nouvelle-Guinée ou au Tchad. Mais c’est aussi un engagement exigeant, qui demande de se préparer, de réfléchir, de prier.
C’est pour cela que j’aimerais vous demander de porter ce projet dans la prière.
Pour y voir clair. Pour faire les bons choix. Et pour rester à l’écoute de ce à quoi Dieu m’appelle.
Si vous souhaitez découvrir davantage ce que signifie être pilote à la MAF, je vous encourage à aller voir cette série : https://maf-france.org/pilote/
Je reviens de ce voyage avec beaucoup de questions… mais aussi une conviction renouvelée :
Dieu peut se servir de choses très concrètes, même d’un avion, pour rejoindre des personnes là où elles sont.