Retour sur le week-end ressourcement à Locquirec

Les 9 et 10 Mai 2026 se tenait la deuxième édition du week-end ressourcement à destinations des paroissiens de Bretagne : deux participants nous racontent ce qu'ils y ont vécu.

Table pour la Cène. ©Odile et Jean-Louis GIOVERI

Week-end consistorial : un moment idéal pour nourrir sa foi

Ce week-end avec le consistoire de Bretagne nous a permis d’approfondir un peu les psaumes, et particulièrement le psaume 91 :

 

Celui qui habite là où se cache le Très-Haut
passe la nuit à l’ombre du Tout-puissant
Je dis au Seigneur « Il est mon refuge, ma forteresse,
mon Dieu : je me confie à lui ! »
C’est lui qui te délivre du filet du chasseur
et de la perse pernicieuse.
De ses ailes il te fait un abri,
et sous ses plumes tu te réfugies.
Sa fidélité est un bouclier et une armure.
Tu ne craindras ni la terreur de la nuit,
ni la flèche qui vole au grand jour,
ni la peste qui rôde dans l’ombre,
ni le fléau qui ravage en plein midi.

 

Les organisateurs : Corine, Gunda, Claire, Théo et Karine nous ont invité, tout au long du week-end, à actualiser, méditer, réfléchir autour des psaumes, et offrir durant le culte final, nos louanges, intercessions et prières.

 

Un savant équilibre entre temps d’échange et temps personnel nous a souvent permis de découvrir la richesse des parcours de chacun (nous étions 36) et les questions bien légitimes autour de ces 150 psaumes, souvent lointains mais pourtant d’une vibrante actualité.

©Odile et Jean-Louis GIOVERI

Nos réflexions

Nous vous partageons quelques indications sur le texte hébreu et quelques questions qui nous ont aidé à actualiser et approfondir les psaumes, notamment le psaume 91.

 

1) Le verbe hébreu qui correspond à « habiter » est le verbe yashav. Il peut se traduire par « rester » ou « demeurer ». Cela n’est pas sans faire écho aux paroles de Jésus en Jean 15.5 : « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là portera du fruit en abondance car, en dehors de moi vous ne pouvez rien faire ».

 

2) Le terme hébreu qui correspond à l’expression « là où se cache » est le terme setèr. Il a un sens très riche et peut être autant traduit par « cachette » que par « secret » ou « abri » voir « protection » dans le texte grec. Nous pouvons nous rappeler les paroles de Jésus en Matthieu 6.6 « Pour toi, quand tu veux prier, entre dans ta chambre la plus retirée, verrouille ta porte et adresse ta prière à ton Père qui est dans le secret ».

 

3) Le verset 3 parle du filet du chasseur, mais on peut aussi traduire par « le filet de l’oiseleur ». L’image est étonnante car face à celui qui est décrit comme chassant les oiseaux, le rédacteur décrit Dieu alors comme un oiseau. On constate un jeu sur deux plans. D’abord le contraste entre le filet qui enferme et l’aile de l’oiseau qui symbolise la capacité de voler et donc la liberté. Ensuite le jeu entre le fort qu’est le chasseur et le faible qu’est l’oiseau. Cela fait écho avec les propos de Paul en 2Co 12.10 : « Car lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort ».

 

Quelles sont ces craintes, ces flèches, ces pestes et ces fléaux du monde qui de nos jours nous effraient à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit ? Comment Dieu peut nous aider à vivre libre malgré elles ?
L’église est-elle pour nous aujourd’hui un abri réel ou une illusion d’abri ?
L’église contribue-t-elle aujourd’hui à nous rendre plus libre en Dieu, ou bien nous enferme-t-elle dans une sécurité illusoire ?

Remerciements

 

Merci à Carine, Gunda, Claire, Théo et Karine qui nous ont permis « ce pas de coté » dans notre vie quotidienne.
Nous voulons dire aussi un grand Merci aux sœurs du St Esprit pour la qualité de leur accueil : sourires, disponibilité, qualité des repas et de l’hébergement et, cerise sur la gâteau, le lieu est magnifique ! Elles ont partagé le culte avec nous en fin de week-end.

Nous invitons la communauté de Rennes à vivre plus nombreux ce temps de Ressourcement, si précieux aujourd’hui dans ce monde inquiétant.

 

Odile et Jean-Louis

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